mercredi 18 novembre 2009

Pêché Capital



Madonna - Justify My Love
Les soirées se suivent et ne ressemblent pas…
J’aime décidément commencer mes histoires nocturnes par cette phrase qu’on ne peut plus appropriée

Nous allions le weekend dernier comme régulièrement à Nîmes, mais sans programme particulier, pas trop envie de rencontrer des gens en privé notre dernière soirée ayant été tant chargée d’émotion que de toutes les façons ça ne nous disait rien et puis allez se mettre le feu en boite, bof…
Si on restait un peu tranquille, on pourrait se faire une toile…
C’est toujours comme ça que ça démarre, avec des idées bien claires, et le coup de fil de notre copine Lucie samedi matin :
-Lucie : Hello les loulous vous êtes où ?
-Moi : On est sur l’autoroute on vient à Nîmes.
-Lucie : Ha super, vous « bougez*» ce soir ?
-Moi : Heuuu non rien de prévu, on va se la jouer cool.
-Lucie : Ho, trop dommage, je faisais rien on aurait pu passer la soirée ensemble…
-Moi à Bern : C’est Lucie elle demande ce qu’on fait ce soir elle « bougerait » bien…
-Bern : Bein propose lui d’allez au Kalyptus (c’est un sauna libertin sur Montpellier trop bien)
-Moi : Bern propose qu’on aille au Ka ça te dis ?
-Lucie : Mouais, mais j’ai un souci mon dernier tattoo n’est pas cicatrisé tout à fait et la flotte…Pourquoi pas une soirée privée ?
-Moi : Bon ok, Bern s’occupe du programme et on se cale vers 17h ce soir.

Arrivés à Nîmes, Bern se branche sur le site de rencontre et coche la case « libres ce soir »
Alors là…Mort de rire, si tu veux rencontrer du monde un samedi soir quand t’es libertin trop fastoche?
On opte pour un petit couple tout mimi qui organise chez lui une soirée 5 couples.
Ok on regarde vite fait le trombi, ça à l’air d’aller, remarque que vaut mieux c’est à Port Saint Louis du Rhône soit 1 bonne heure de Nîmes.
Mais bon , en même temps, faut savoir ce qu’on veut !
On arrive donc avec Lucie à cette soirée, et comme rien n’est obligé et que c’est tant mieux,  on ne fera rien d’autre que boire une petite coupe de champagne histoire d’être polis et on trouvera un prétexte en bois pour nous éclipser en crabe, vu qu’à part les organisateurs personne n’accroche notre libido…
Et qu’on évite de faire dans le glauque (tant qu’à faire si ça peut être le festival c’est plus joli à ramener comme souvenir).
On fait pas les difficiles, mais  on sait quand ça peut le faire ou pas et là, y'avait pas moyen.
Donc ça c’est fait !
Vous devez vous marrer mais on est de vrais warriors …
On se retrouve donc sur le parking en regardant comment on peut donner une tournure sympa à cette soirée, il n’est qu’à peine 23 heures…
Le tom-tom nous dit que le Mas Virginie (boite libertine que nous fréquentons régulièrement ces derniers mois) se trouve à 1h50 de route, la loose…
Merde, on est dans le trou du cul du monde et on a trop envie de faire la fête du coup !
Ha, enfin l’Aphrodite (autre boite libertine très bien aussi) sonne comme un nom providentiel et ne se trouve qu’à 1 heure, voilà donc Bern super pilote qui nous mène en Avignon.

Deuxième partie…

On arrive au bar on se commande un verre et on commence à mater, un peu.
Plein de monde, à cette heure ci les esprits sont bien chauds et l’ambiance est survoltée et nous, assez motivés...sourire.
Nous partons très vite en exploration dans les étages (c’est là que ça se passe) là où il y a les salons privés plus communément appelés "coins câlins" et nous nous laissons guider par des gens vers une pièce trop sympa qu’ils appellent la piscine.
-Comment ça vous ne connaissez pas ?, venez, on va vous montrer... (Tu m’étonnes…héhé.)
C’est une pièce composée comme une mini arène de 15 m2 avec comme un étage de gradins tout en mousse, enfin, capitonné et des petites lumières clignotantes de toutes les couleurs qui donnent une ambiance vraiment fantastique.
Nous nous installons tranquillement et nous régalons du spectacle visuel des lumières sur nos corps.
Nous sommes avec le couple qui nous a guidé puis Lucie, ça commence très soft et d'autres viennent se joindre à nous et ça devient vite un « grand n’importe quoi*».
Des fringues qui se dispersent, des mains qui se baladent, et les codes sont respectés car un couple me plaisant moins venant vers moi pour me toucher a compris que je ne voulais pas à mon regard et lentement est passé à ma voisine.
Lorsque les affinités ont été trouvées car nous ne sommes pas trop pour les dispersions et préférons nous donner plus particulièrement à ceux que nous avons choisis, nous sortons de l’arène pour nous trouver un endroit plus « intime » une salle toute recouverte de gros coussins et pleine de miroirs au plafond sur les cotés même au sol au centre appelée La Grotte.
Nos complices sont très mignons, elle est Italienne, belle, chaude comme les braises et très réceptive, elle semble être très attirée par les filles aussi, elle est lascive et très coquine et se frotte à nous qui avons déjà les sens plus qu’exacerbés.
Il est câlin comme j’aime, attentionné et à l’écoute de mes envies, il se laissait guider et me murmure des gentillesses pour mon plus grand plaisir.
Lucie elle, très occupée, nous l’avons laissé gérer ses affaires comme elle l’entendait, rien de mal ne pouvait lui arriver.
Et nous sommes devenus des bêtes sauvages…
Disons que l’espace de ce laps de temps nous nous sommes transformés, plus rien ne nous a retenu, nous nous sommes donnés à ce que les miroirs ne soient plus que buée, que nos corps soient transpirants, les cheveux mouillés comme si nous venions de prendre une douche, c’était vraiment de l’animalité.
Dans un lâcher prise totale, nous pouvions râler, crier à nos orgasmes…
Pas de réflexion, juste un contact instinctif, libérés de tous tabous avec pour seul objectif de se faire du bien.
Quelques uns ont passé la tête  pour se régaler du spectacle que nous devions donner, j'avoue que je ne m'y suis pas interressée, trop à mon plaisir, mais personne n’est entré…
Ils savaient qu’ils n’avaient pas leur place sur notre terrain de jeu, c’est encore une fois une question de codes ou d'évidences .
Au passage je tiens à signaler que nous étions à un vodka/redbull donc sobres pour ainsi dire (si, si c’est important de la souligner) Sourire.
Lucie s’est assise à nous regarder un instant, je l’ai juste entrevue, tellement j’étais concentrée sur le plaisir.
C’est plus tard, lorsque nous sommes retournés au bar, qu’elle m’a dit : vous aviez l’air en transe j’ai adoré vous regarder, je ne pensais pas qu’on pouvait se lâcher à ce point là en club.
C’est vrai qu’on était bien excités, nos partenaires de jeu on beaucoup aimé d’ailleurs, ils nous ont dit avoir été touchés par notre liberté de jouissance mais c’est pour ça qu’on aime cet univers, pour vivre des moments intenses.
Enfin, c’est à 6 heures du matin que les patrons ont dû mettre cinq personnes dehors.
Après café et croissants nous sommes tous rentrés sagement, fatigués mais tellement bien…
Quelle soirée !Nous n’étions pourtant pas du tout partis pour ça.

En quête de douceur nous avons croisé le chemin de la luxure….

Comme quoi rien n’est écrit mais tout peut arriver.





Notes :
*on entend bouger dans le milieu libertin par : faire des folies de son corps.
*grand n’importe quoi (partouze en français, je sais c’est pas joli comme mot mais bon, faut bien dire les choses comme elles sont)
Pour ceux qui se le demandent, Lucie est une amie libertine avec laquelle nous avons « bougé » jadis, mais ce n’est vraiment plus pour ça que nous nous voyons désormais.
Et oui, on ne fait pas l’Amour avec ses potes ! Quand même !

Creative Commons License
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dimanche 15 novembre 2009

Rêve


Art of Noise – Moments in Love
Cette mélodie à écouter en fermant les yeux, je l’aime je la partage avec vous




Laisse ton esprit s’évader, imagine un monde fantaisie, comme lorsque nous étions enfants, on ferait comme si…

Comme si on n’était pas nous, je serais ton trésor, ta princesse, tu serais mon tout, ma vie.

Comme dans un rêve fou, libres et joyeux, balayant la tristesse, un monde merveilleux qui serait rien qu’à nous.
Il n’y aurait personne pour nous dire, comment faire pour aimer, trop ou pas assez.

Nos instantes vérités sans pouvoir se mentir.

Enveloppés de nos bras comme pour se protéger, nos bouches attirées se couvant de baisers,

les yeux fermés pour mieux s’entendre, pour mieux s’aimer.

Instants suprêmes…

-Dis, tu pleures ?

Silence…

-Je t’aime.

mercredi 11 novembre 2009

Douce Amie


Cela fait un bon moment déjà que j’ai envie de vous parler d’un sujet qui me tient à cœur.

En fait c’est un sujet très personnel mais qui ne devrait pas trop vous choquer et encore moins vous étonner car pour certains d’entre vous qui suivent nos aventures vous connaissez bien mon penchant pour les filles.
Seulement ce que vous ne savez pas, c’est comment toute grande arrivée à la quarantaine ça peut pêter comme ça dans la tête d’une femme !
Et bien à vrai dire, je ne serais pas la première à vous apprendre que tout vient de l’enfance, les touchi toucha entre voisins/cousins et les premières expériences sont souvent abordées lorsque nous sommes assez jeunes.

Et bien moi c’était avec ma copine Véronique, je peux la citer on ne se voit plus…
Disons que nous avions environ 13 ans et les hormones qui commençaient légèrement à nous titiller les sens.
Nous étions très liées, faisions les 400 coups et surtout les garçons nous intéressaient beaucoup…
En fait elle était la meneuse, pleine d’assurance charmeuse et bien plantée, alors que moi je n’étais pas encore formée et un peu le "vilain petit canard" de service…
Je n’avais pas d’acné mais le mal être que certains ados peuvent connaitre à cet âge m’habitait clairement.
Ses parents travaillaient et nous étions souvent seules chez elles, et naturellement un jour elle me dit :
« Tu sais mes parents ont des livres cochons ! »
Moi super naïve, je ne savais même pas ce que ça pouvait représenter…
Alors elle est allée chercher, bien planqué en haut de l’armoire et nous nous somme posées sur le lit des parents pour regarder ensemble…
En fait il s’agissait d’un genre d’encyclopédie du couple (pas du tout cochon) mais qui pour nous, vu notre âge et l’époque était un truc de dingue.
D’abord j’ai eu peur parce que je pensais que ses parents pouvaient rentrer à tout moment et nous trouver là, ça aurait été la honte……
C’était un livre épais et illustré de photographies, un peu à la David Hamilton ça se faisait bien à l’époque (je m’en souviens si bien…)
Un homme et une femme reprenaient les diverses positions de  l'acte d'Amour et  de voir celà j'etais toute troublée, la nudité chez les parents de cette époque était rare sauf pour les hippies et mes parents étaient pas vraiment de ce genre là...Sourire...
Au fur et à mesure, un genre d'enervement anormal s'est installé, comme ça insidieusement une sensation étrange de chaleur m’envahissait…

Véronique me regarde inquisitrice et me dit ,"Quesque t’as ?"
Moi toute rouge : "bein rien…."

Et puis elle a posé le livre et m’a embrassée, comme ça, en me penchant doucement sur le lit.
Nous avons commencé timides et puis comme  elle était déjà sorti avec des garçons, elle savait embrasser, alors elle m’a mit la langue…

J’ai aimé, beaucoup, et puis tout est allé très vite, trop vite…
Nous avons enlevé nos hauts et commencé à nous caresser, enfin comme nous pensions faire au mieux.
Et moi, j’ai eu une pulsion, subitement et intuitivement et surtout de façon si évidente, trouvant certainement que la cadence ne me convenait pas, j’ai voulu allez plus au fait en lui glissant ma main dans sa culotte.
Elle s’est crispée, m’a dit : NON ! Et s’est très vite rhabillée.
Instantanément un sentiment de honte s’est emparé de moi, je récupérais mes frusques et parti vite fait car l’ambiance était devenue insupportable, comme si j’avais fait un truc affreux et qu’il fallait disparaitre bien vite comme pour l’effacer…
Je crois bien que je me suis excusée d'ailleurs.?
Rien ne l’a effacé…
Véronique s’est servie de cet instant pour insinuer auprès des copains que j’aimais bien les filles, dans le genre : "Non mais vous savez Anis son  truc c'est les filles, hein, Anis?"
moi déjà pas très à l’aise dans mon corps, c’était devenu trop dur à vivre, le sentiment de volupté que j’avais pu ressentir pendant quelques instants avait laissé place à un grand vide tout froid, et puis il s’est avéré que j’ai aussi appris à me méfier des « amis » qui ne nous veulent pas toujours du bien.
Au pays de Candy, je débarquai dans la réalité de la vie, cette frustrante expérience je l’ai très mal vécue et puis peu à peu j’ai réussi à l’étouffer…
Les filles c’était bel et bien fin ! DEFINITIVEMENT FINI !

La suite…

Il a un peu plus de deux ans,
Bern Hart et moi au beau milieu d’une conversation hautement philosophique du genre qui suis-je, que veux-je, ou vais-je, naturelle pour des quarantenaires se remettant régulièrement en question histoire de ne pas laisser rouiller la mécanique, la conversation prend une tournure du « je raconte mes fantasmes sexuels »…
Et là, ça ressort !
Bon on avait vaguement évoqué le sujet mais, ce n’était pas le moment ou je ne sais pas…
Je crois qu’il y a comme ça des moments dans la vie ou on est prêt.
Et dans la conversation je lui balance : « Moi, mon grand truc, celui qui m’aiderai à me réconcilier avec mes démons, c’est que j’aimerai voir ce que je ressens dans les bras d’une autre femme… »
Imaginez, la tête de mon Bern !!
Messieurs, je vous laisse deux secondes y penser…
Je ne sais pas vous, mais v’la ti pas que justement, son grand fantasme à lui c’était de me voir dans les bras d’une femme !
Comment ça tombe bien, et comment c’est-il possible qu’on ne soit pas arrivé à parler de ça avant ?

Enfin du coup, la semaine suivante nous faisions notre première sortie en club libertin et vous voulez que je vous dise, ma première expérience fut une révélation.
Depuis, les filles je les aime toujours autant (pas toutes évidement c’est comme avec les hommes) sans critère particulier et elles me le rendent bien, fini les doutes, ça vient comme ça.
Bien que je préfère spontanément les brunes cette photo avec mon amie B, belle blonde Ecossaise, me fera dire le contraire, en fait le principal c’est qu’elles soient sensuelles et elle l’est assurément, cette image je la trouve sage et d’un érotisme…soupir, je craque littéralement.

Je vous embrasse





dimanche 8 novembre 2009

Les vocalises d’Anis


Samedi au petit matin, l’un de nous deux, et je ne sais d’ailleurs plus lequel, a commencé à caresser l’autre dans ce demi sommeil qui précède parfois le réveil. Les caresses se faisant plus précises, réveillèrent la conscience mais ne calmèrent pas pour autant notre désir immédiat.
Nos étreintes matinales et notre fraicheur de l’éveil firent pousser quelques vocalises à ma chérie, qui ne sont pas pour me déplaire, j'aime tant entendre ses gemissements cris et grognements de plaisir...
Ajoutez à cela les chocs de l’encadrement du lit contre la cloison de notre chambre, bon, disons que nous avons peut être été un peu bruyants…
Déjà que notre voisin commençait à nous regarder un peu de travers…
Car évidement vous vous doutez bien que depuis le mois de juillet ou nous avons emménagé nous n’avons pas attendu samedi 7 novembre pour nous étreindre follement.
Depuis, je l’ai entreprise à même les escaliers, elle montait je descendais elle m’a regardé et s’est arrêtée…
Vous commencez à me connaitre, enfin surtout Anis, et vous savez bien que dans ses yeux je lis comme dans un livre ouvert !
Sans chercher à comprendre et pris d’une pulsion, c’est à même les marches que je lui ai fait sa fête ! Je précise au passage que nous avons une mitoyenneté par l’escalier, et quand j’ai croisé le voisin tout à l’heure, il m’a dit bonsoir mais dans son bonsoir c’était bien un : « dites donc, vous ne vous emmerdez pas ! »


S’il savait que pourtant elle fait des efforts de discrétions…


vendredi 6 novembre 2009

La parole est d’Or


Cette  chanson me fait toujours autant d'effet...Dire Straits


Le proverbe dit que le silence est d’Or et que la parole est d’argent…

Je comprends bien cela lorsque toute vérité n’étant pas bonne à dire, il vaut mieux parfois se taire que de blesser.
Ou avant de faire une gaffe il vaut mieux encore tourner sa langue sept fois dans sa bouche…
Je veux bien admettre également que parfois les mots sont dérisoires tellement le langage corporel est intense, ne serait-ce que par le regard, bien qu’on ne soit jamais vraiment certain de la réciproque si elle n’est pas exprimée.
Lorsqu’il s’agit d’exposer ses émotions je suis convaincue que rien ne vaut la parole…
Disons que c’est une moindre peine à prendre lorsque l’on a de la considération pour l’autre, sinon effectivement ça ne sert à rien de dire et puis ça n’a aucune importance.
Parfois on aurait bien des choses à dire et on ne trouve pas les mots pour les exprimer oralement.
Et si on les écrivait ces choses qui ne peuvent passer la frontière des lèvres, écrire c’est dire aussi…
Qu’est ce qui nous fait tenir notre langue, si ce ne sont réserve, pudeur et timidité toutes handicapées du verbe.
La peur du conflit, de la honte ou de se retrouver nu face à l’autre, vulnérable, quand il s’agit de sentiments ?
Je pense que celui qui a dit que le silence est d’Or devait être quelqu’un qui ne voulais pas ouvrir son cœur.

La parole est essentielle pour communiquer, échanger, partager et c’est ainsi que l’on peut se positionner par rapport à l’autre.

S’exprimer c’est se découvrir.